Test Canon EF 85mm f/1.8 USM

Un vieux caillou mais toujours aussi bon !

Ça fait un bon moment que je ne vous ai pas parlé de matos photos sur le blog et encore moins pour un équipement sur un reflex, car en ce moment ma pratique photo s’oriente plus sur la simplicité avec mon Fuji X100F ou mon Ricoh GRIII.

Mais c’est avec un grand plaisir que je vais vous parler de mon dernier caillou, qui rejoint mon équipement, un 85mm, ce qui va correspondre à 135mm sur mon APSC (Canon 80D).

Pourquoi un 85mm

En longue focal, je suis « assez pauvre », rien au dessus de 50mm à part mon 70-200 et mon 100-400 de chez Sigma. Deux énormes bazookas, pas toujours discret notamment le 70-200 blanc avec sa bague rouge, et il faut trimbaler dans le sac !

Ce 85mm va me permettre de pouvoir m’éloigner un peu de mon sujet et grâce à son ouverture généreuse f/1.8 d’aller chercher un peu de bokeh ou facilité la prise de vue dans des conditions lumineuses difficiles.

Ci-dessous la différence entre une photo avec mon 24mm ( équivalent 38mm ) et une photo avec les 85mm (équivalent 135mm)

Pourquoi le Canon EF 85mm f/1.8

Cet objectif n’est pas récent, il a été ajouté au catalogue Canon, en 1992, il y a presque 30ans ! Mais il ne faut se fié à son age, ce petit caillou est toujours sacrément efficace et offre un rapport qualité prix assez redoutable par rapports à ses concurrents qui sont bien souvent à plus du double de prix : Le Tamron SP 85 mm F/1.8 Di VC, le plus abordable est à un peu plus de 700€, le Sigma ART 85 mm f/1.4 à près de 1000€ et ensuite on s’envole chez Canon à plus de 1500 et 2000 pour les version L f/1.4 et f/1.2.

Alors oui, le 85mm n’est pas stabilisé et on n’obtiendra l’excellence de deux versions L de cher Canon ou le résultat du Sigma Art, mais ce 85mm offrira un résultat plus que satisfaisant, pour environ 400€.

Déjà possesseur de son petit frère le Canon 50mm f/1.4 dont je suis extrêmement satisfait, c’est donc sans trop d’appréhension que je me suis tourné vers ce Canon 85mm f/1.8.

Caractéristiques

  • Construction de l’objectif (éléments/groupes) : 9/7
  • Nombre de lamelles du diaphragme : 8
  • Ouverture minimale : 22
  • Distance de mise au point minimale (m) : 0.85
  • Grandissement maximum (×) : 0.13
  • Moteur AF : USM¹
  • Diamètre du filtre (mm) : 58
  • Max. max. x longueur (mm) : 75 × 71,5
  • Poids (g) : 425
  • Grandissement avec tube-allonge EF12 II : 0.27 – 0.15
  • Grandissement avec tube-allonge EF25 II : 0.44 – 0.32
  • Bouchon d’objectif : E-58U / E-58II
  • Parasoleil : ET-65III

Le 85 sur le terrain

Que vaut ce 85mm sur le terrain, c’est finalement la seul et vraie question. Ma première occasion de prendre des photos avec cet objectif l’a tout de suite repoussé dans ses retranchements, un concert assis à une dizaine de mètres de la scène, pas parfaitement éclairé.

Aucun problème de mise au point, même en faible luminosité. Même si j’était en peu loin du sujet, avec une ouverture à f2, le temps de pose est très raisonnable 1/125s et on arrive à descendre avec un iso à 320 ce qui garanti une photo sans trop de bruit numérique avec mon Canon 80D.

85mm f2 1/125s iso 320

Quand on ferme un peu plus, avec un peu moins de lumière, le résultat est toujours très correcte, ci-dessous un photo prise à f2.2, toujours 1/125s mais les iso montent à 1500. Je trouve que le résultat est toujours satisfaisant.

85mm f2.2 1/125s iso 1600

Autre concert, cette fois en plein air, mais toujours à une dizaine de mètres. Avec une focale de f2,8 on commence à pouvoir isolé le sujet de fond, même si on est encore loin de ce que l’on pourrait avoir à f2,8 à 200mm et c’est bien normal.

Dès que l’on peut maitrise la distance au sujet, on peut alors obtenir un beau bokeh, ici avec la photo d’un oiseau du zoo de Thoiry, toujours avec une ouverture de f2,8, le sujet commence a être bien isolé de son environnement.

Toujours plus proche du sujet, derrière une vitre, même avec une ouverture de f3.5 le sujet est parfaitement isolé du fond, les détails sont là, le piqué est très satisfaisant.

A plus longue distance et avec une ouverture plus petite f8, on arrive a avoir une scène principale bien nette avec un tout petit flou d’arrière plan très satisfaisant.

Pour les fans de bokeh bien prononcé, on arrive à faire ce genre de photo avec une zone de netteté très faible, ouverture maximum f1.8, le résultat est convainquant !

Conclusion

Vous l’aurez certainement compris en lisant cet article, je suis assez convaincu par ce petit Canin 85mm 1.8. Sa conception remonte à près de 30ans et pourtant il est très efficace sur le terrain. Alors il n’est peut-être pas aussi parfait que le Canon 85mm L 1.4 ou que le Sigma Art 85mm 1.4 , mais pour le prix, environ 400€, difficile de trouver mieux. Tout comme son grand frêre que je possède, le 50mm 1.4 le 85mm est vraie réussite, ce n’est pas étonnant que ce deux objectifs soient toujours au catalogue !

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